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Spectacle  >  Théâtre

Les années 70 au cinéma

Les années 70 au cinéma

Institut Jean Vigo - Cinémathèque euro-régionale

Du jeudi 10 avril 2008 à 10:00
Au jeudi 17 avril 2008 à 23:00


Institut Jean Vigo et Palais des Congrès

Arsenal - Espace des cultures populaires 1 rue Jean Vielledent
et Palais des Congrès
66000 PERPIGNAN


Pass complet pour les adhérents à l'I.J.V. :
Tarif normal 40 €
Tarif réduit 25 €
Pass complet pour les non-adhérents :
Tarif normal 65 €
Tarif réduit 40 €
Carnet 10 films (tarif unique) : 45 €
Carte 3 films (tarif unique) : 15 €
Soirée (tarif unique) : 6 €


Confrontation 44

Analyser une période proche, celle des années 70, confronter nos sentiments sur quelque chose à la fois de familier mais déjà un peu éloigné dans nos souvenirs, oblige à modifier la façon de construire la programmation de Confrontation. Au lieu d’obéir à la démarche purement historique et chronologique, il nous a semblé plus riche, pour une approche diversifiée, de proposer une grille de films obéissant à différents critères d’intérêts.
Chaque journée sera construite autour des thèmes repérés, quelques faits marquants à travers les fictions, un documentaire sur les événements de la période, des films exprimant la révolte, qu’il s’agisse de contestation collective ou de contestation individuelle, un film sur les années 70 vues aujourd’hui et une interrogation, un monde nouveau est-il possible ?

Cela permettra au festivalier, qui ne vient que pour certains films, de mieux se repérer (alors que la grille historique lui impose contraintes et souvent répétition) tout en autorisant le croisement, l’opposition des points de vue à partir des problématiques proposées à travers les six thèmes exploités (qui sont les fils conducteurs de lecture). Grâce au parallélisme des horaires entre les séances, aux reprises quotidiennes en fin d’après-midi, chacun sélectionne sa propre programmation, dont le choix semble plus ouvert. Ce n’est donc pas de l’histoire, mais du cinéma, celui de la représentation dont nous sommes partis, pour construire ce programme. Pour cette réflexion argumentée en une soixantaine de films, nous avons réalisé une sélection, limitée à la période circonscrite de 1967 à la fin de la décennie 70, entre des oeuvres de notre contemporanéité, la plus ancienne de 1968, la plus récente de 2008.
Pour l’ensemble des films près de près de 35 sont des années 70, contre 27 pour la période postérieure. Ce sont pour l’essentiel des oeuvres que nous avons jugées incontournables, à commencer par les films musicaux More de Barbet Schroeder,

Tommy de Ken Russel, voire Easy rider de D. Hopper (dans le registre des films sur la jeunesse, la libération des moeurs et les expérimentations diverses), sans oublier Le Dernier tango à Paris de B. Bertolucci. Dans un genre différent, Le Juge Fayard dit “le shérif” d’Yves Boisset, Voyage au bout de l’enfer de M. Cimino ou Conversation secrète de F.F. Coppola. D’autres plus rares : Fritz the cat de R. Bakshi, Themroc du regretté C. Faraldo ou Humain trop humain de L. Malle. Quelques-uns, plus récents, réfléchissent sur cette décennie toujours au coeur de la mémoire: Buongiorno notte de M. Bellochio, Munich de S. Spielberg, La Faute à Fidel de Julie Gavras ou l’incroyable S21 la machine de mort Khmère rouge de Rithy Panh. Cette dernière citation nous amène à souligner le rôle des documentaires très nombreux, plus d’une quinzaine (soit 25% de la programmation). C’est une nouveauté remarquable pour Confrontation, qui traditionnellement n’utilise que des fictions, mais ils nous ont semblé irremplaçables. Des films militants, une des caractéristiques des luttes de cette époque, mais aussi des films de montage et de réflexion distanciée, preuve que les gens avaient besoin de s’exprimer, de montrer l’instant, l’action, sans se contenter du canal télévisuel ou autre. Comment ne pas citer Histoires d’A. de Marielle Issartelle et Charles Belmont, le programme des groupes Mevedkine, et les deux documentaires d’Henri Cabezos et de Claude et Michel Marre sur le Bourdigou, pour l’histoire roussillonnaise ? Les Lip, l’imagination au pouvoir de Christophe Rouaud ou Salvador Allende de P. Guzman entrent dans cette catégorie.
Dernier constat : pour des films du Sud ou du Tiers-monde (dans l’acception ancienne) ; 6 ou 7 montrent la domination de l’industrie cinématographique du Nord s’intéressant en premier lieu à ses propres préoccupations, mais traduisent sans doute aussi la réalité de l’éclatement du mouvement des non-alignés après la Conférence d’Alger en septembre 1973, qui ne résiste pas au premier choc pétrolier de l’automne 73, après la guerre du Kippour. L’arme du pétrole est utilisée par certains pays du Sud contre le Nord, mais contredit les revendications pour un nouvel ordre économique mondial.

L’intérêt se focalise sur le Proche-Orient et la zone asiatique proche: conflit israléo-arabe, Révolution iranienne et second choc pétrolier en 1979, invasion du Cambodge par le Vietnam unifié, intervention soviétique en Afghanistan cette même année. C’est la fin des utopies au Sud comme au Nord. Tout cela, en continuant à utiliser la salle de l’Arsenal, la salle Marcel Oms, qui nous permettra d’illustrer le documentaire militant avec par exemple Le Fond de l’air est rouge de Chris Marker ou Humain trop humain de Louis Malle…
Cette année encore, un partenariat privilégié nous lie avec Les Archives françaises du Film, qui nous ont proposé de magnifiques copies restaurées issues de leur collection.

Alors, que la fête commence ! En musique avec en ouverture Tommy de Ken Russell et le samedi soir, le concert Echoes de Pink Floyd à l’Espace Panoramique du Palais des Congrès après More de Barbet Schroeder.

Plus de renseignement sur le programme :
www.inst-jeanvigo.asso.fr